Contrôle technique : tout savoir sur les nouveautés du 20 mai

L’harmonisation européenne du contrôle technique entrera en vigueur dès le 20 mai prochain en France. Faisant suite à une directive européenne publiée en avril 2014, ses modifications auront comme effet de rendre le contrôle plus exigeant et pointilleux. On vous explique tout ce qui change et ce pourquoi les automobilistes se ruent dans les centres autos actuellement.

Après sa mise en place obligatoire en 1992, le contrôle technique évolue encore et devient plus sévère. Le but ? Jouer comme un facteur contributif à l’objectif de réduire de moitié le nombre de tués sur les routes par rapport aux chiffres de 2010. Un plan d’action étant mis en place depuis 2014 par l’Union européenne, et dont une directive d’harmonisation des protocoles effectués lors des contrôles technique doit être mise en place à l’échelle européenne. La manière : un nombre plus important de points contrôlés, une majoration de points jugés « défaillants » ainsi qu’une contre-visite devenant payante.

15 à 30 minutes de plus par contrôle

Devant donc être mis en place en France à compter du 20 mai, le contrôle technique 2018 respectera ces modifications. Le nombre de points de vérification passera de 123 à 133, afin de renforcer la sécurité par un contrôle plus efficace et plus pointilleux. Mais leur nombre n’est pas le seul élément qui fera grimper le temps consacré au protocole. En effet, si un défaut est constaté sur une pièce du véhicule, le garagiste devra vérifier en profondeur le reste. Nos confrères de La Dépêche ont illustré cela en indiquant via les propos du responsable d’un garage que « lorsqu’on avait un problème sur une ampoule, on changeait juste l’ampoule. Dorénavant, on devra revérifier toute la partie feu ». Au final, le temps consacré à un seul véhicule devrait être de 45 minutes voire 1 heure, soit une réelle augmentation après la moyenne de 30 minutes recensée à ce jour.

Contre-visite payante et davantage décernée

Pour l’automobiliste, la réelle différence entre l’actuel contrôle technique et celui qui entrera en vigueur le 20 mai concerne les conséquences des « défaillances ». Jusqu’à présent, lorsque votre résultat du contrôle technique indiquait devoir effectuer une « contre-visite » suite à un défaut trouvé sur votre véhicule, ce repassage dans le centre dans les 2 mois était gratuit, ou du moins sa facture se dissimulait dans le prix du contrôle technique. Cette contre-visite sera maintenant payante. Dans les vérifications, le critère d’éléments potentiellement défectueux sera démocratisé à un plus grand ensemble de points. Leur nombre passera en effet de 606, contre 411 aujourd’hui. Ce qui indique en fait qu’il sera plus « facile » d’être sujet à une contre-visite : 467 points seront sous le critère ordonnant une contre-visite, alors qu’ils n’étaient que de 178 jusqu’à présent.

Mais la bête noire des propriétaires de véhicules concernera surtout l’arrivée d’une nouvelle catégorie d’éléments défaillants. Alors que ces défauts étaient soit « mineurs » ou soit « majeurs », c’est-à-dire entraînant ou pas une contre visite, ils pourront maintenant être jugés « critique ». Au nombre de 127, les points susceptibles d’être intégrés dans cette nouvelle catégorie devront suivre une réparation dans la journée obligatoirement. Avant minuit, quelques-uns des « dangers immédiats » tels que les fuites de liquide, les éléments de direction détériorés, les fortes usures des plaquettes de frein ou encore le non fonctionnement des feux devront être réglés, sous peine d’une amende de 135 euros. « C’est le nerf de la guerre de cette nouvelle réglementation » jugeait Laurent Jollivet, responsable contrôle technique pour la région Occitanie au CNPA, contacté par LaDépêche.fr.

Les tarifs augmenteront

Depuis quelques semaines, les centres autos enregistrent des nombres records de contrôles techniques effectués, et la plupart des automobilistes ayant auparavant planifié leur rendez-vous après le 20 mai essayent, en vain, de le reculer avant la date fatidique. Les raisons ont été citées : elles concernent surtout l’arrivée des contres-visites plus sévères, plus présentes et désormais payantes. Mais il faudra aussi prendre en compte que le prix du contrôle technique augmentera lui aussi, suite au fait que la durée sera rallongée, et le test plus rigoureux. Au sein des rédactions et des experts, l’échelle de cette augmentation se discute. Aujourd’hui de 65 euros en moyenne, le contrôle devrait s’échelonner sûrement aux alentours de 80 euros. Une information qui sera plus précise en approchant du 20 mai.


Via La Dépêche, Franceinfo, Securitest,

Illustration WolfBlur

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