Essai Ford Fiesta Vignale 2017 : roturière chic

Il arrive parfois qu’après des semaines intensives de travail, on ait envie de partir à l’aventure, d’aller explorer de nouveaux horizons. Et souvent, la voiture, synonyme de liberté quoique de plus en plus restreinte, est un bon allié à ces envies de roadtrip. C’est un peu ce qui m’est arrivé il y a quelques semaines… Une envie de bouger, de sortir de son train-train quotidien. C’est ainsi que lors de mon retour à Paris il y a quelques semaines, j’ai été cherché cette jolie Fiesta dernière génération chez Ford pour retourner sur mon lieu d’études et voir du pays. Et pas n’importe laquelle ! La luxueuse finition Vignale, d’habitude réservée aux plus gros modèles, mais qui a fait son apparition sur la citadine pour la rendre plus chic.

Tout juste après l’avoir récupérée et prise en main rapidement, direction Lille en empruntant l’autoroute A1. Habitué au trajet et aux petites citadines du même acabit, je n’ai aucun mal à me faufiler dans la circulation parisienne raisonnable en cette fin de matinée. Et je suis bien aidé par la combinaison moteur-boîte : cette Fiesta est équipée du trois-cylindres EcoBoost 100 chevaux (essayé ici sur l’ancienne génération), mais cette fois, la boîte est automatique. Une simple boîte à convertisseur de couple de six rapports (mais pas l’agréable Powershift qui nous avait emballé sur la Focus). Celle-ci se montre souple à souhait et pas trop hésitante, même lorsqu’il s’agit de faire une reprise lors d’un dépassement. Par contre, elle grève rapidement la consommation, comme nous le verrons tout à l’heure…

Après un peu plus de 800 km entre Paris, la région lilloise et le littoral belge, on peut dresser un bilan positif : les 100 chevaux contenus dans ce bloc 1.0L EcoBoost conviennent parfaitement à la citadine, même sur autoroute. Certes, le confort et l’insonorisation ne seront pas au niveau d’une routière, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. Polyvalente, la Fiesta (qui est d’ailleurs un des rares modèles disponible en 3 et 5 portes) n’a pas peur de prendre la route, même le réseau secondaire ou l’autoroute. Bien sûr, les mêmes blocs un peu plus puissants (125 ou 140 ch) ou le diesel de 120 ch seront peut-être plus à l’aise, reste à voir s’ils seraient aussi agréables.

Une des plus agréables de sa catégorie

Sur les petites routes, elle se distingue d’ailleurs par son dynamisme grâce à un très bon châssis et une direction ni trop molle ni trop dure. Elle se place quasiment au niveau de la référence en la matière, la Peugeot 208. En ville, son rayon de braquage assez court est appréciable, et elle se manœuvre sans problème dans les petites ruelles dans un silence de cathédrale. A part si vous optez pour l’excellent système Bang&Olufsen, qui diffusera la radio sous plusieurs sources dont le DAB ou vos musiques grâce à la connectivité Apple Car Play ou Android Auto.

Si l’extérieur reste assez fidèle à la génération précédente, l’intérieur a lui subi un changement assez radical. Fini la myriade de boutons sur la console centrale façon calculatrice scientifique, désormais un bel écran tactile oscillant entre 6,5 et 8 pouces (ce dernier étant sur notre modèle d’essai) trône sur la planche de bord. Les boutons de raccourci n’ont pas été oubliés comme parfois, ce qui est un bon point. Les commandes de climatisations sont elles aussi restées physiques, sous les aérateurs. L’écran est placé bien en hauteur, ce qui permet de garder un œil sur la route. Autre petite astuce du système SYNC3, la commande vocale, qui permet d’entrer une adresse dans le GPS tout en conduisant. Testé et approuvé !

Concernant cette finition Vignale, elle est voulue plus BCBG que le haut-de-gamme traditionnel “Titanium” aussi disponible. Ainsi, l’extérieur opte pour quelques chromes rutilants, comme sur la calandre pleine de petits “V”, les bas de portes, les entourages de vitres et d’antibrouillards, mais aussi, et c’est plus étonnant, les jantes 18 pouces (optionnelles) ! Bien qu’elles soient très esthétiques, on n’est pas forcément rassuré lorsqu’on sort d’un parking étroit aux bordures menaçantes… L’intérieur n’est lui pas en reste, avec une sellerie cuir spécifique au ton prune plutôt élégant, en accord avec les inserts dans la planche de bord et les portières. Les sièges sont enveloppants, et à l’arrière 3 personnes peuvent loger sans trop de problème (même si comme toute citadine, on préfèrera être deux à l’arrière pour être à l’aise). 

L’heure du bilan

En résumé, la nouvelle Fiesta est fidèle à la génération précédente, et fait toujours partie des plus agréables à conduire de sa catégorie. Désormais, elle a rejoint le clan des plus de 4 mètres comme la plupart de ses rivales, ce qui bénéficie à l’habitabilité et au coffre toujours assez bons. Concernant cette finition Vignale, on doute un peu de l’utilité sur une petite citadine. La Fiesta fait un peu payer cher son côté chic, et garde malgré tout une présentation sobre, trop classique et faite de plastiques peu avantageux à l’intérieur. Et concernant le moteur, il est très agréable, mais la boîte automatique le rend un peu gourmand : après 870 km, la Fiesta annonçait une consommation de 7,8L à l’ordinateur, mais elle était plutôt optimiste puisqu’après calcul, on tombe plutôt autour de 8,5L/100km. Loin des 5,2L annoncés par la marque…

Celle qu’on choisirait :

Une finition ST-Line au look plus sportif, dans une teinte colorée (Bleu Impact ou Rouge Racing par exemple) pour le côté fun, et avec quelques options désormais indispensables comme le régulateur de vitesse. Côté moteurs, trois choix possibles : le 1.0L EcoBoost 100 ou 125 ch mais en boîte manuelle, ou le 140 ch pour encore plus de polyvalence et de plaisir. Avec les remises calculées par le configurateur Ford, on tombe aux alentours de 17 300€ pour un joli modèle. Sinon, il faut attendre la véritable ST et ses plus de 200 ch…

Modèle essayé :

Fiesta : dès 13 950 €

Fiesta 1.0L EcoBoost 100 BVA6 : dès 18 350 €

Fiesta Vignale : dès 19 300 €

Notre modèle d’essai, avec toit ouvrant, jantes 18 pouces chromées, Active Park Assist, caméra de recul et SYNC3 : 25 750 €

Galerie photo :

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Commentaires

  1. […] pas prévue. Le “nouveau” Edge arrivera dans ses versions traditionnelles “Vignale, ST-Line, Titanium ou Trend” dans le courant de l’année, mais la version ST serait […]