Ford : du gaz toxique dans l’habitacle des SUV Explorer ?

D’éventuelles fuites de monoxydes de carbones dans les habitacles du modèle Ford Explorer ont contraints le constructeur américain à proposer un rappel gratuit pour 1,4 millions d’exemplaires du véhicules. Aux Etats-Unis, l’affaire de gaz toxique à l’intérieur du SUV aurait provoqué 3 accidents, 2.700 plaintes ainsi que blessé 41 personnes. Avec Reuters

Voilà une affaire assez importante qui ne devrait pourtant pas s’exporter hors des Etats-Unis. Et pour cause, le modèle n’est pas vendue sur le sol du Vieux-Continent. Au centre des attentions : le SUV Explorer, un modèle Ford distribué outre-Atlantique mis sur le marché en 1990, et dont le dernier modèle est sortis en 2011. Selon l’agence américaine de la sécurité routière, des milliers de plaintes avaient été réceptionné après que des odeurs de gaz dans l’habitacle de ces véhicules en aient alerté plus d’un. Si rien n’a encore été vérifié, les doutes persistent chez Ford, et une révision gratuite proposée par ce dernier sur les plus de 1,4 millions de véhicules foulant le sol américain, sera mise en place à partir du 1er novembre a rapporté cette nuit l’agence Reuters.

“Potentiellement mortel”

Cet été, le constructeur américain avait réagi rapidement aux nombreuses plaintes dont la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) avait été informé. Au nombre de 2.700 à ce jour, ces dernières s’ajoutaient aux “trois accidents et 41 blessés qui pourraient être liés à une exposition au monoxyde de carbone dans des Explorer entre 2011 et 2017”. La réaction de Ford s’était tout d’abord présentée dans la mise en place d’une enquête, mais dont celle-ci n’avait pas “révélé des niveaux de monoxydes de carbone supérieurs à ceux auxquels on est exposé tous les jours”. Ces dernières heures, plusieurs services de police américains se sont dit “inquiétés que du monoxyde de carbone – potentiellement mortel – puisse pénétrer dans les cabines de Ford Explorer qu’ils utilisent”. Au final – rapporte le média Jalopnik, ayant réagi sur l’affaire – le gouvernement américain aurait annoncé se pencher sur leur propre enquête, et la police d’Austin avait déclaré mettre hors-service des dizaines d’Explorer Ford de leur flotte de véhicules.

Un (discret) rappel de Ford en réponse

L’une des premières plaintes à l’encontre de Ford fût apparue en avril 2017. Dans l’Etat de Maryland situé au Nord-Est des Etats-Unis, un couple conduisant un Explorer avait fait part à des ingénieurs du constructeur la présence de monoxyde de carbone à l’intérieur de leur véhicule. Après “des réparations effectuées” résume le média News4 – qui avait relayé en premier la nouvelle – Ford “avait proposé au couple de racheter leur SUV”, avait été rapporté dans la presse.

L’habitacle 2017 du SUV, avant l’arrivée du restylage 2018

Des milliers de plaintes plus tard, Ford a décidé de proposer un passage gratuit dans les garages Ford américains, afin de reprogrammer la climatisation, remplacer les soupapes, et inspecter l’étanchéité de l’arrière du véhicule. A compter du 1er novembre, ce passage en concession n’a été donné comme étant uniquement “facultatif”, en ajoutant qu’il ne s’agit donc pas d’un véritable “rappel”. Par ailleurs, si 1,4 millions de véhicules sont concernés, la facture pour Ford devrait être assez impressionnante. D’ailleurs, de son côté, la marque n’a pas voulu communiquer le montant de l’opération. Seul point positif selon la communication officielle du constructeur, les véhicules de la flotte de la police d’Austin auraient été remis en service depuis.


Via Reuters, Jalopnik, News4

Illustrations Ford