La vente de véhicules diesel a chuté cet été

Critiqué, dénoncé et pénalisé à de nombreuses reprises depuis ces derniers mois, le diesel pourrait bientôt ne plus être le premier carburant vendu en France. Avec seulement 51,3% de part de marché sur les immatriculations en août, le moteur né en 1897 a vu ses ventes baisser de 3,9%.

Celui qui était le chouchou des taxis parisiens dans les années 60, celui dont l’Etat français avait misé grâce à ses basses émissions de CO2, celui dont les taxes françaises étaient moins élevées, continu de voir son utilisation diminuer en France. Très vite, le diesel ne sera plus le leader du carburant vendu dans l’hexagone.

50 408 unités vendues en août

Non, les français n’achètent plus autant de diesel qu’il y a 8 ans. Si au 1er trimestre 2014 les voitures à motorisations diesels représentaient 65% de part de marché, à l’été 2016, celles-ci n’en représentent plus que 51,3%. En perpétuelle chute depuis 2008 (77% des ventes de véhicules neufs en cette période, 73% en 2012 et 69% en 2013), le moteur très taxé au Danemark et en Suisse, était de loin moins cher que l’essence dans notre pays. Mais depuis  que l’on connaît ses inconvénients de relâcher des particules fines, depuis les affaires de truquages du groupe Volkswagen, le diesel voit sa popularité baisser de jour en jour. Une décroissance que l’on pourrait d’autant plus expliquer par les souhaits de la ministre de l’écologie Ségolène Royal à équilibrer les prix de l’essence et du diesel, en retirant ainsi les avantages fiscaux accordés au diesel.

Des normes de plus en plus rigoureuses

L’affaire Volkswagen avait fait scandale. Quelques mois après, suite aux tests de pollution en conditions réelles mis en place par la Commission Royal, le monde de l’automobile apprenait que le groupe allemand n’était pas le seul à vendre dans le mensonge. Pour répondre aux normes européennes, les constructeurs devaient passer par des logiciels et technologies antipollution afin de ne rejeter que très peu d’oxydes d’azode appelé NOx. Sur ses résultats, l’Etat français avait dû se mettre à l’évidence que beaucoup d’autres marques étaient parmi les mauvais élèves. Dont l’une d’entre elle figurait dans les constructeurs nationaux : Renault.

La marque au losange pourrait délaisser ce carburant

« Le durcissement des normes et des méthodes de tests va alourdir les coûts de cette technologie à un point tel que le Diesel va se faire sortir du marché ». Cette citation de l’une des sources de l’Agence Reuters en charge d’un dossier annonçant la fin du diesel chez Renault, ne trompe pas. Pour la marque française, les dCi seraient bientôt disparus du marché. Une décision que Renault mais aussi Peugeot et Citroën semble mettre en place : à ce jour, plus aucune mini-citadine n’est disponible en diesel.


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