La motorisation à hydrogène populaire en Californie

En pleine fabrication d’une centrale de production d’hydrogène en Californie, Toyota a indiqué avoir dépassé le cap des 3.000 modèles de Mirai vendus dans l’état américain. Ce dernier étant très friand des modèles à pile à combustible, possède déjà plus de 30 stations de réapprovisionnement, et 18 autres sont prévues pour 2018.

Le décalage entre Paris et San Francisco est important. De même entre l’ensemble de la politique écologique américaine et le comportement des habitants de la Californie. Si en France la politique actuelle – bien influencée par les lobbies de l’électricité – fait confiance à la voiture à batterie lithium-ion, il en est différent outre-Atlantique. En effet, les californiens n’ont pas la même image embellie de la voiture « verte », et plus précisément de la voiture électrique. Un mauvais point, sauf si l’on prend l’exemple de la Californie. Sur place, la technologie hydrogène est considérée avec autant d’importance que la voiture électrique. De ce fait, les constructeurs investissant dans la technologie, sont nombreux à miser sur le marché de la west coast.

La Toyota Mirai, plus de 3.000 immatriculations en Californie

Domination asiatique

L’exemple le plus intéressant, pour illustrer cet élan des constructeurs pour le marché de la voiture hydrogène en Californie, est celui de Toyota. La firme aux multiples investissements dans différentes technologies « vertes », construit actuellement une centrale de production d’hydrogène, qui pourrait à son lancement alimenter plus de 1.500 véhicules. Un engagement qui arrive sur un territoire où l’hydrogène est assez bien installé avec ses différentes stations-services du carburant sans impact carbonique. Mais aussi un territoire où Toyota commercialise sa Mirai. Ce véhicule à pile à combustible faisant le plein d’hydrogène tous les 500 km possède 80% du volume des ventes du marché. Présente depuis 2015 sur place (où elle avait enregistré la première année plus de 200 unités vendues), la voiture communique aujourd’hui s’être écoulée à plus de 3.000 exemplaires en moins de 3 ans, avec une hausse progressive des ventes dû à l’évolution de l’infrastructure. Par ailleurs, depuis quelques jours, la Toyota Mirai vient aussi de s’ouvrir au marché canadien.

Si la demande est importante parmi les californiens et californiennes, le marché reste néanmoins dominé par les constructeurs asiatiques, où arrive en seconde position des ventes le Tucson Fuel Cell de la marque sud-coréenne Hyundai. En troisième place, selon les chiffres 2015 relayés par le média La Tribune, figurait le japonais Honda et sa Clarity Fuel Cell. Un trio loin du chauvin Big Three (Ford, General Motor, Chrysler), ne proposant aucun modèle de cette technologie sur son marché national.

En France, des ambitions chez PSA

A contrario de l’absence claire de politique sur la transition écologique aux Etats-Unis permettant un développement assez égalitaire entre la voiture électrique et la voiture à hydrogène, la France mise sur l’électrique. Les raisons de cette politique étant bien évidemment la présence de grandes entreprises dans la distribution d’électricité, la production actuelle avec les centrales nucléaires, ainsi que le leadership du groupe Renault Nissan sur le marché. De ce fait, la voiture à hydrogène n’a pas vraiment sa place. En France, une petite station existe à Paris. Mais rien de très sérieux est prévu pour le développement de l’infrastructure de la technologie. Et les constructeurs ne s’intéressent pas à la clientèle sur place : même la Toyota Mirai n’y est pas commercialisée.

Par ailleurs, nous avions appris dans un précédent rapport sur le compte rendu des engagements des entreprises prisent au One Planet Summit, que PSA serait « en train de renforcer ses avancées dans le domaine de la pile à combustible ». Ce rapport-là provenait du consortium French Business Climate Pledge, où avec 88 autres entreprises, le groupe automobile français indiqué avoir réuni et investi 60 milliards d’euros dans la recherche et développement (R&D) des énergies renouvelables sur la période 2016-2020. Grâce à ce compte rendu ainsi qu’avec des informations communiquées par l’entité consacrée aux R&D chez PSA (le Business Lab, lire ici notre interview) et sur le site de PSA Finance France, nous avions par exemple appris la création d’un « centre de recherche dédié à la technologie hydrogène.


Via Toyota, Carscoops, La Tribune, Auto Plus, Automobile Propre

Illustrations Toyota

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